ETHIQUE DE SPIRAL: PROMOUVOIR L’ART DE VIVRE MACROBIOTIQUE

1. LES TROIS ETAPES DE L’EVOLUTION MACROBIOTIQUE

PREMIER STADE (stade du débutant)

D’après ma propre expérience, la voie la plus simple quant aux personnes relativement en bonne santé, pour démarrer la PRATIQUE MACROBIOTIQUE, est de suivre la diététique de base qui consiste à privilégier les graines de céréales et les légumes de saison et locaux, l’ensemble étant consommé avec des styles de cuisson et des assaisonnements adéquats appelés spécifiques, dont le rôle essentiel est de maintenir l’ensemble équilibré yin-yang (jouer avec le sel à travers l’usage des spécifiques, et jouer avec le feu à travers le choix du style de cuisson).

La macrobiotique (standard) =

Base nutritionnelle composée de

Céréales complètes en grains + Certaines légumineuses

+ Certains légumes frais et locaux + Certaines algues

+ Certains THES (boissons macrobiotiques)

+ SPECIFIQUES macrobiotiques (sel) + SYLES DE CUISSON (feu) adaptés

= Ensemble équilibré yin-yang (ET savoureux au palais).

En effet, comme la façon de manger affecte  la façon de ressentir, de penser et d’agir, APPRENDRE A SUIVRE LES PRINCIPES MACROBIOTIQUES devient plus simple après la période de transition où l’on se rapproche de cette diététique de base « céréales et légumes » ou  fondement de la macrobiotique.

En effet, le principal bénéfice de cette diététique macrobiotique « standard » est déjà de nettoyer le corps des toxines et des excès anciens, en particulier lorsqu’ils apparaissent sous la forme de « surpoids » puisqu’ils sont « proprement éliminés ».

Le premier effet est parfois suffisant pour faire disparaître les maux  des douleurs et/ou désordre classés comme « bénins ».

En effet, alors que le corps est nettoyé, l’esprit devient plus clair et commence à trouver le « bon jugement » que la nature lui confère.

A. Ainsi, toutes les personnes en relative bonne santé peuvent commencer la pratique  macrobiotique après avoir consulté certains livres (voir « Les essentiels santé« ), ou certaines relations, ou certains amis qui ont déjà une certaine expérience de la vie macrobiotique. Les principes énumérés dans mon site sont suffisants, mais ils doivent être complétés par un bon livre de cuisine.

B. Quant aux personnes confrontées à des problèmes plus sérieux (diabète, cancer, angoisse perpétuelle, fatigue extrême, etc…), le départ du retour à la santé consiste à consulter un « ancien macrobiotique » ou un conseiller macrobiotique qui est familiarisé avec les effets d’un changement  drastique de diète avant d’entreprendre ce changement de diète. Ces personnes qui souffrent d’une pathologie lourde ont besoin d’une aide pour apprendre à utiliser correctement les principes macrobiotiques. En effet, le régime macrobiotique standard doit être adapté à la condition individuelle car même deux personnes avec la même maladie vont devoir adopter le RMS (Régime Macrobiotique Standard) avec des ajustements diététiques différents.

C. Le macrobiotique débutant doit aussi bien comprendre pourquoi autant de nourritures conseillées dans le RMS (de Michio Kushi, ou dans un des régimes de Georges Ohsawa) ont une consonance japonaise: l’accent est mis sur les nourritures japonaises tout simplement parce que Georges Ohsawa et Michio Kushi étaient japonais.

Cependant au XXIème siècle, l’expression de la macrobiotique tend à devenir moins japonaise au fur et à mesure que les Occidentaux commencent à populariser la macrobiotique.

Une deuxième source de confusion est dans le fait qu’il existe plusieurs expressions de la diététique et de la culture macrobiotique: celle de Georges et Lima Ohsawa, et celle de ses étudiants proches comme Michio et Avelyne Kushi, Herman et Cornellia Aikara, Monsieur Omori, Madame Françoise Rivière, Monsieur Gaëtan Maltèse, etc…Mon but est d’unifier toutes les expressions apparemment différentes de l’art de vivre macrobiotique.

En effet, à l’heure actuelle, en consultant des sources macrobiotiques différentes, les débutants peuvent tomber sur des recommandations apparemment contradictoires (farine ou pas farine, strict ou élargi, gluten opportun ou néfaste, etc…)

DEUXIEME STADE (L’INTERMEDIAIRE): LE COUPLE ALIMENTATION-ACTION

La personne arrivée à ce stade commence à comprendre les principes macrobiotiques. La macrobiotique est basée sur le principe que la VIE est crée par la Nature, elle-même subordonnée à un Ordre que l’on peut nommer Justice universelle ou Ordre de l’Univers. Ce qu’une personne FAIT et MANGE détermine ce que cette personne ressent, et finalement ce que cette personne EST.

POUR CHACUN, l’alimentation et l’action développée sont  les véritables sources de bonheur et de l’Etre: retour à son moi véritable, ou réalisation de soi, retour à sa nature infinie, réalisation infinie d’un rêve éternel.

Si l’homme mange et vit en harmonie avec l’Ordre de l’Univers, il découvre le bonheur et la vraie santé.

Par contre, si l’homme mange et vit en disharmonie avec l’Ordre de l’Univers, il tombe dans la condition du malade plus ou moins handicapé. Heureusement, tout est réversible: le retour à la vie et à l’alimentation en harmonie avec la Justice Universelle permet de retrouver la Vraie Santé et l’Optimisme.

La façon la plus rapide de découvrir la Justice universelle ou Ordre de l’Univers est d’étudier le principe Yin Yang. Ce concept d’Extrême-Orient procure une vision sur la vie qui nous permet de vivre et manger en harmonie avec l’Ordre de l’Univers. Cette connaissance du Yin et du Yang est utilisée pour changer condition faible en condition forte, tristesse en joie, maladie en santé. C’est la vraie compréhension du Yin et du Yang qui permet de gagner la vraie liberté (ou connaissance approfondie) et la contrôle de la santé. Il est vital de s’entraîner à la dialectique Yin Yang, surtout à l’issue du premier stade et pendant le deuxième stade. Bien sûr, vous pouvez commencer à n’importe quel point de votre évolution, même le premier jour de pratique. En effet, au fur et à mesure que notre compréhension augmente, notre appréciation de la vie augmente aussi. Et au fur et à mesure que la santé physique, mentale et émotionnelle augmente, notre jugement se développe. C’est ainsi que nous devenons capables d’éprouver de la reconnaissance envers les anciens qui nous ont prodigué leurs conseils. Cet accroissement de la confiance conduit en général à un regard plus positif sur la vie.

TROISIEME STADE (« AVANCE »)

Arrivé à ce stade,  le pratiquant macrobiotique a atteint le but alimentaire de la macrobiotique. Etre capable à tout moment de manger, sans crainte. Aucune nourriture n’est interdite. Ce stade est très différent du premier. C’est la liberté complète plutôt qu’une série de règles à suivre. Le jugement est tellement développé que nous savons quoi faire sans nécessité de s’arrêter d’agir pour penser aux principes impliqués. Nous connaissons alors l’effet de chaque nourriture et comment compenser cet effet.

Les personnes arrivées à ce niveau (stade avancé) réalisent l’importance de partager leur connaissance avec les autres, et elles peuvent alors se permettre de chercher des techniques ou des voies additionnelles pour améliorer encore la vie. Elles comprennent alors que si la macrobiotique ne permet pas de fournir toutes les réponses, c’est une vision de la vie qui permet d’incorporer toute autre discipline ou méthode de développement.

Les personnes arrivées à ce stade de l’évolution macrobiotique peuvent être reconnues par leur santé, leur bonheur et leur honnêteté.

2. LES BENEFICES INDIVIDUELS ET SOCIAUX GAGNES AVEC LA PRATIQUE MACROBIOTIQUE PROMUE PAR SPIRAL

En général, plus nous comprenons la théorie macrobiotique, et plus nous la pratiquons, plus grande est l’amélioration de la vie. Cependant, comme chaque individu est différent, et comme deux personnes n’ont jamais la même réaction au changement de diète et d’art de vivre, les améliorations sont légèrement d’ampleur différente pour chaque personne qui s’engage dans la vie macrobiotique.

Cependant, mon expérience me permet d’affirmer que la pratique macrobiotique correcte permet d’atteindre les objectifs suivants:

1: Moins de fatigue, ou sa complète disparition.

2: Meilleure santé: soulagement ou au moins adoucissement de toutes les douleurs et de toutes les maladies, qu’elles soient bénignes ou sérieuses.

3: Meilleur appétit, devenir capable de manger la nourriture la plus simple avec la plus grande joie et profonde gratitude.

4: Meilleur appétit sexuel et plus de satisfaction joyeuse.

5: Sommeil bon et profond chaque nuit, sans mauvais rêves.

6: La capacité de s’endormir en quelques minutes dès qu’on est étendu.

7: Mémoire accentuée, ce qui permet d’améliorer toutes les relations avec autrui.

8: Plus grande libération vis-à-vis de la colère, de l’angoisse, et de toutes les souffrances.

9: La capacité à voir les difficultés comme des expériences enrichissantes, donc positives.

10: Meilleure clarté de pensée, et promptitude dans l’action.

11: Plus de générosité dans les échanges.

12: Meilleur contrôle de sa propre destinée.

13: La foi que rien dans la vie n’est trop difficile.

14: Une plus grande humilité envers soi-même et les autres.

15: Une plus grande compréhension de l’UNITE (ou de Dieu).

La réalisation de ces objectifs concerne en fait la construction d’une santé parfaite. On peut dire aussi que la réalisation de ces 15 objectifs équivaut à la conquête de la santé parfaite, qui permet la réussite de la vie.

Macrobiotiquement vôtre,

Hervé.


Témoignage d’une transition macrobiotique

(Essai théorique sur le passage à la diététique macrobiotique)

 L’équilibre, ou l’amélioration de la santé et du jugement, s’acquiert petit à petit, schématiquement selon trois étapes successives:

Première étape: la nutrition curative – une période stricte de deux à trois mois.

On se concentre sur soi et on observe strictement les directives alimentaires. C’est une période d’évitement des nourritures et des boissons qui ont altéré le fonctionnement normal du corps et de l’esprit. Le corps réapprend à fonctionner normalement, à retrouver sa capacité d’auto-guérison. Les céréales (dans la langue japonaise, le mot « paix » s’écrit: « céréales dans la bouche ») sont centrales pour poser cet équilibre de base, l’équilibre pour l’homme contemporain.

L’équilibre de cet homme n’est pas le même que celui de l’homme pré-historique. Il ne passe pas sa vie à survivre, à lutter et combattre les éléments et autres dangers physiques pour mourir à trente ans, mais il la passe à construire son existence en société, et poursuit le rêve de s’y accomplir. Aussi la lecture d’ouvrages est-elle aussi importante dans cette phase (et après) que l’application de la méthode. Car, comme le dit Ohsawa:

« La pratique sans la théorie est dangereuse, et la théorie sans la pratique est inutile. »

Deuxième étape: le dévoilement du jugement.

C’est la compréhension des lois de l’univers, et du monde dans lequel on évolue. On commence par s’étonner, puis on s’émerveille devant ces lois de l’univers qui nous apparaissent clairement. C’est la sortie du régime diététique: le satori. On comprend la justice de l’univers, le fait que nous sommes tous à la fois infiniment grands, et infiniment petits, tous liés et autonomes, que notre fonctionnement optimal obéit à des lois qui nous dépassent, et sont les mêmes pour tous, au-delà des règles morales ou  religieuses.

On commence alors à faire un peu d’écarts, et réintroduire des aliments qui ne sont plus au bénéfice direct de la santé, mais qui, ajoutés à l’alimentation santé en moindre proportion, participent à l’expression de notre personnalité propre, et permettent de vivre les expériences dont on a envie, sans tenir préjudice à l’équilibre de base. Chacun pourra revenir vers celui-ci en quelques jours, en appliquant les règles expérimentées à la première étape.

Troisième étape: la « libération » – la liberté infinie.

On n’a plus aucun problème avec son corps: ce n’est plus le corps qui gouverne l’esprit, mais l’esprit qui gouverne le corps. La vie devient un jeu. On se met au service des autres. On peut utiliser toute nourriture (au sens d’aliments, ce que ne sont pas certains produits vendus dans le commerce: sucre, saccharose, aspartame, glutamate, autres colorants et additifs alimentaires…) sans problème car le corps a en mémoire son point d’équilibre. Il est possible de s’en écarter, d’y revenir à son gré.

Notre responsabilité envers nous-mêmes est totale puisque nous connaissons le chemin de la santé. Nous prenons également conscience de notre responsabilité envers les autres, et il devient impossible de ne pas l’enseigner autour de soi, à ses proches, amis et tout à chacun, puisqu’on a compris que toute personne est une partie de soi-même.


Mise en garde!

« N’ayez confiance qu’en vous-même, qu’en votre jugement suprême, suivez votre propre chemin. Ne vous fiez à aucun Maître. Ecoutez, pratiquez, constatez et comprenez par vous-même. Soyez un homme libre! » Georges Ohsawa.


Nota bene:

Une personne qui n’est pas malade peut tout à fait prendre le chemin de la santé macrobiotique seule, en lisant des livres, écoutant des conférences, et en exerçant son propre jugement.

Mais pour une personne atteinte d’une maladie, désireuse d’associer à son traitement une stratégie diététique, il est recommandé de se faire accompagner par un conseiller macrobiotique: ce conseiller vous informera sur les déséquilibres qui ont conduit à votre maladie, et vous orientera vers les produits (et leur utilisation) à même de rétablir l’équilibre du corps.


Conseils de route!

Une fois engagé dans ce chemin, il est toutefois important de comprendre que l’alimentation santé n’est pas un régime fastidieux à vie. Les trois premiers mois d’observance stricte des règles diététiques ancestrales (les mêmes vers lesquelles vous reviendrez si vous rencontrez un problème de santé) servent à construire une santé physique, mentale, intellectuelle et spirituelle. Sur cette base, acquise en trois mois à un an, vous pouvez construire votre vie, avec un bon jugement, et vous adonner à vos préférences alimentaires, tout en sachant où se situe votre point d’équilibre, donc votre santé.

Vous êtes libre de vous en éloigner ou non, mais vous saurez toujours où vous vous situez, et comment revenir  à votre équilibre de base si vous le souhaitez, ou si votre corps vous le demande. N’oublions pas que la maladie est une amie (lire le livre Conversation avec la maladie, d’Alain DELAUNAY, disponible en magasin), qui nous rappelle à l’ordre et nous assigne de revenir à notre point d’équilibre, afin que le corps restaure son pouvoir initial d’auto-guérison et nous débarrasse des symptômes qui entravent notre bien-être, nous éloignent de la santé, mais aussi de l’épanouissement, quel que soit le rêve que nous poursuivons.

De nombreuses personnes échouent dans leur quête de santé durable car elles négligent l’aspect dynamique de la vie, et de l’équilibre alimentaire. Votre équilibre est à chercher et à réaliser chaque jour, en fonction de ce que vous vivez: les paramètres, personnels et variables, d’activité psychique, intellectuelle, physique, spirituelle, sociale, géographique sont à prendre en compte dans votre équilibre. Il importe d’assouplir une vision trop stricte de l’alimentation santé sous peine de se rendre malade en voulant trop bien faire.

Une fois la guérison obtenue (passées les trois premières étapes), aucun aliment n’est ni bon ni mauvais (à condition qu’il porte le nom d’aliment, contrairement au sucre, saccharose, aspartame, glutamate, ou tout autre additif ou colorant alimentaire), et aucune quantité n’est ni bonne ni mauvaise: seule est bonne pour vous la conduite juste, celle qui correspond exactement à vos besoins propres, celle que vous devez créer chaque jour. Votre vie et vous-même deviennent votre principale création. Ainsi, il n’est pas deux repas qui se ressemblent, il n’est pas non plus deux individus qui conquièrent leur équilibre de la même manière.

Si chacun est le résultat d’un jeu entre les deux forces yin et yang, uniques forces qui nous anime, pas un seul individu ne crée la même énergie qu’un autre: Léonard de Vinci, un bon potier, un bon serrurier, un peintre, un ingénieur créent chacun leur énergie propre. Voici qui illustre combien la vie est une création issue du jeu perpétuel et infini de ces deux forces uniques, yin et yang. Chacun doit expérimenter le chemin de sa santé en acquérant au fil du temps une connaissance de plus en plus fine de son corps, d’autant plus qu’après les trois premières étapes, l’intuition s’est développée de manière telle que le corps devient très réactif à l’équilibre yin yang de l’assiette.

Ainsi, dans la quête de la santé, nous retrouvons l’idée de juste mesure chère à philosophie orientale, comme occidentale. La philosophie du principe unique nomme ce concept: la justice. Vivre la justice, c’est respecter l’ordre de l’univers, qui est au-dessus des jugements mécanique, sensoriel, sentimental, intellectuel, social, politique, moral, idéologique, ou spirituelle (Cliquez: Georges Ohsawa, les 7 lois, les 12 théorèmes, les 7 étapes de l’évolution du jugement, les 7 conditions de la santé). Vivre selon la justice, c’est atteindre la liberté absolue, ou satori. C’est combattre les difficultés de la vie en suivant les lois de l’univers. C’est la seule voie pour atteindre le bonheur éternel, la liberté infinie (ou satori). 

C’est aussi se rencontrer soi-même, et se donner la possibilité de développer ses potentialités diverses et variées (dons, passions, talents) grâce à une alimentation juste sans laquelle aucune de ses richesses ne peut se concrétiser. Comme le disait Ohsawa, la seule grande affaire de chacun est d’équilibrer son alimentation car c’est la condition nécessaire, et souvent suffisante, pour développer sa vie et se réaliser pleinement. 

Vivre selon la justice, c’est pour l’homme, retrouver le lien avec lui-même; le lien entre Dieu (le Tao, ou grand Tout, ou l’Univers, ou le cosmos ou la nature) et lui; entre Dieu, lui et tous les hommes; entre Dieu, lui, tous les hommes, tout le monde vivant, et toutes choses issues de la matière, et de l’énergie.


Qu’est-ce que le vivere parvo? Avoir beaucoup de biens génère beaucoup de malheurs, car cela entraîne beaucoup de besoins, peu de résistance, peu d’adaptabilité. A contrario, survivre avec peu nécessite résistance et adaptabilité, entraîne peu de besoins et cela rend ZEN, apporte le bonheur, et la capacité d’être soi-même.

Qu’est-ce que la santé spirituelle? La santé de l’Esprit est discernement, intuition, capacité de prendre des décisions, entendement.

 

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