Dix erreurs à éviter

DIX ERREURS A EVITER

I. La macrobiotique n’est pas dogmatique

La pratique de la macrobiotique est très variable selon les individus.

Voici une liste non exhaustive des variantes:

  • Quantité de sel
  • Quantité de céréales
  • Quantité de légumineuses
  • Quantité de légumes
  • Cuisson des légumes
  • Quantité de boisson
  • Choix des aliments dans chaque catégorie
  • Ordre du repas
  • Adaptation à la vie de la personne et à sa constitution
  • Lecture d’ouvrages philosophiques plus ou moins assidue (surtout au début)
  • Quantité de corps gras

II. Les erreurs les plus fréquentes

A partir de ces constatations, voici les 10 erreurs les plus fréquemment rencontrées que je conseille d’éviter pour tirer les bénéfices réels de la macrobiotique à long terme (et non en subir des conséquences regrettables, comme fatigue accrue, vieillissement prématuré, ou diminution des fonctions motrices ou cérébrales qui peuvent effectivement être observées, mais UNIQUEMENT DANS LA PREMIERE PHASE DE GUERISON ou PHASE D’ELIMINATION, et en aucun cas à long terme).

∴ Au préalable, erreur communément partagée: MASTICATION INSUFFISANTE (au minimum, mâcher 30 fois chaque bouchée).

I. QUANTITE ET SATIETE: ne pas manger au-delà de la faim. Ou savoir se dépenser, physiquement, intellectuellement, spirituellement. Et ne manger qu’au retour de la faim.

2. CHOIX DANS CHAQUE CATEGORIE D’ALIMENT: choisir en fonction de son terrain. Les céréales et les légumes sont plus ou moins yin et yang. Consulter le Zen macrobiotique de Georges Ohsawa pour visualiser la classification en détail des aliments par catégorie. Egalement, le tableau d’Hervé CHARMION, ici.

3. CUISSON ADAPTEE: cuisson des aliments en fonction du terrain. Un même aliment peut être Yin ou Yang selon sa cuisson. L’équilibre du repas en fonction de la pathologie d’un individu ne dépend pas seulement des aliments choisis, et de leur proportion dans l’assiette, mais aussi de leur cuisson. 

4. PROPORTIONS (PLUSIEURS NIVEAUX DE REGIME ET NON PAS SEULEMENT n°7). La macrobiotique n’est pas strictement végétarienne, ou végétalienne. Certaines viandes, et surtout certains poissons, et les œufs sont admis, selon les niveaux de régime. Consulter Le Zen macrobiotique, de Georges Ohsawa pour visualiser les niveaux de régime, et prendre connaissance de quelques recettes.

5. ORDRE (YANG PUIS YIN PUIS YANG PUIS YIN et non pas YANG YANG YANG YANG). Pas seulement dans l’ordre du repas, mais aussi et surtout au fil du temps. Le macrobiotique traverse parfois certaines périodes plus Yin, d’autres périodes plus Yang, d’autres périodes plus équilibrées. Ne pas rester sur un mode de vie « rigide » si votre vie vous appelle à plus de variations. Mais toujours garder la boussole Yin Yang, les « lunettes magiques ».

6. ADAPTATION A LA CONSTITUTION ET AU MODE DE VIE (ET A LA MALADIE): activité intellectuelle, ou physique, ou artistique, ou sociale, etc…Les paramètres pour constituer un repas équilibré sont, en réalité, propres à chacun. En Asie, la tradition à table est de servir un bol de riz (la base commune) par personne, et de disposer tous les autres plats au milieu de la table, afin que chacun s’en serve à discrétion, selon ses besoins.

7. DYNANISME DE L’EQUILIBRE (SAISON, ANNEES…): respecter l’énergie des saisons, et consommer le plus possible des aliments de production locale (excepté pour les grains qui peuvent être de provenance plus lointaine).

8. PHILOSOPHIE ET PRATIQUE (VISUALISER CE QU’EST LA SANTE ET LA CONQUERIR): ne pas s’engager aveuglément dans la pratique sans étudier la théorie, ou se référer à une personne plus expérimentée. La macrobiotique n’est pas dogmatique, mais dynamique. Il faut apprendre à tenir compte de tous les facteurs.

9. PERSEVERANCE (COMPRENDRE SES ERREURS): les erreurs, ou sensations d’effets négatifs de la macrobiotique sur sa santé ne doivent pas conduire à l’entêtement (persister dans l’erreur en respectant à la lettre des dites règles qui ne nous conviennent pas), ni à la résignation (abandonner la macrobiotique sous prétexte qu’elle génère tel ou tel effet négatif), mais à la persévérance, en essayant de comprendre ses erreurs et de les corriger.

10. NE MANGER QUE LORSQU’ON A FAIM (MANGER POUR VIVRE, ET NE PAS VIVRE POUR MANGER). Si l’alimentation peut être et doit rester un plaisir (avoir un « bon appétit » est signe de bonne santé), il ne faut jamais perdre de vue qu’elle n’est en aucun cas le but de la vie, mais le MOYEN de réussir sa vie.

III. Compte-rendu de la conférence d’Hervé CHARMION au CIMO, le 25/11/2017.

« Les 10 erreurs à éviter en macrobiotique » (cliquer sur: Herve Charmion 25 nov 2017)

∴ Au préalable, erreur communément partagée: MASTICATION INSUFFISANTE (au minimum, mâcher 30 fois chaque bouchée).

IV. (en construction)

Réflexion sur le plaisir, la joie et la créativité.

Comme support de réflexion, faisons référence à la philosophie d’Henri BERGSON.

Extrait de son ouvrage l’Energie spirituelle, et analyse (cliquer sur: Bergson):

« Les philosophes qui ont spéculé sur la signification de la vie et sur la destinée de l’homme n’ont pas assez remarqué que la nature a pris la peine de nous renseigner là-dessus elle-même. Elle nous avertit par un signe précis que notre destination est atteinte. Ce signe est la joie. Je dis la joie, je ne dis pas le plaisir. Le plaisir n’est qu’un artifice imaginé par la nature pour obtenir de l’être vivant la conservation de la vie; il n’indique pas la direction où la vie est lancée. Mais la joie annonce toujours que la vie a réussi, qu’elle a gagné du terrain, qu’elle a remporté une victoire: toute grande joie a un accent triomphal. Or, si nous tenons compte de cette indication et si nous suivons cette nouvelle ligne de faits, nous trouvons que partout où il y a joie, il y a création: plus riche est la création, plus profonde est la joie. La mère qui regarde son enfant est joyeuse, parce qu’elle a conscience de l’avoir créé, physiquement et moralement (…) celui qui est sûr, absolument sûr, d’avoir produit une œuvre viable et durable, celui-là n’a plus que faire de l’éloge et se sent au-dessus de la gloire, parce qu’il est créateur, parce qu’il le sait, et parce que la joie qu’il éprouve est une joie divine. »
H. Bergson, l’Energie spirituelle

Analyse du texte :
Le philosophe est celui qui aime et recherche la sagesse et le savoir. Il ne prétend pas posséder la sagesse et le savoir. Il s’efforce d’élaborer une conception cohérente du monde et de l’homme.
La joie peut être définie comme une émotion particulière qui se distingue des autres émotions en ce qu’il s’agit d’une émotion agréable; en ce sens, on peut donc dire que la joie se rapproche du plaisir. Cependant, la joie semble être plus profonde. En effet, la joie semble être plus qu’une simple émotion, et nous dirions plus volontiers, pour être plus précis, qu’il s’agit d’un sentiment. La joie serait sentiment, sentiment global ressenti par toute la conscience.
La joie est un sentiment exaltant, vivifiant, stimulant, en ce qu’elle est agréable.
On peut donc définir cet état affectif global, de caractère agréable qu’est la joie, comme un sentiment total de satisfaction du sujet conscient, sentiment qui se manifeste par l’exaltation, voire l’exubérance. Cependant, pour être complet et plus précis encore, plus qu’un sentiment qui s’exprime par l’exaltation, le sentiment de joie se manifeste plus fondamentalement et plus profondément par la paix intérieure et la sérénité de l’esprit, par l’ « ataraxie ».
Si la nature a inventé le plaisir dans le seul but que l’être vivant survive, la nature est alors définie comme l’ensemble de tout ce qui existe, pour que l’être vivant puisse conserver et perpétuer l’ensemble des forces qui le maintiennent en vie, ou, ce qui revient au même, qui résistent à la mort.
Alors que, le plaisir « n’indique pas où la vie est lancée […] la joie annonce toujours que la vie a réussi, qu’elle a gagné du terrain, qu’elle a remporté une victoire ».
Il y a plus, et bien plus, et c’est ce qui fait la spécificité de l’homme, nous sommes faits pour vivre, Vivre avec un grand « V », plus exactement pour inventer la Vie. La vie qui gagne du terrain, qui remporte une victoire, c’est une vie qui s’invente.
Ce sentiment de plénitude qui est ressenti, ce sentiment total de satisfaction qui inonde toute la conscience du sujet, révèle quelque chose de tout à fait fondamental, à savoir que « joie » et « création » sont intimement liées.
La joie est ce signe qui signifie que l’on donne l’être et l’existence à ce qui n’existait pas, que l’on tire quelque chose du néant, que l’on réalise ce qui ne possédait pas d’être, que l’on élabore « ex nihilo », que l’on invente. Il y a bien, dans l’idée de « création », l’idée d’une production particulière, celle qui produit la nouveauté. 
« La mère qui regarde son enfant est joyeuse, parce qu’elle a conscience de l’avoir créé, physiquement et moralement »

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